Jour 6 : Quilotoa
- 13 sept. 2014
- 3 min de lecture
Aujourd’hui, toujours au départ de Latacunga où se trouve notre hôtel, nous sommes partis à la découverte de la boucle de Quilotoa. Il s’agit d’un parcours à travers différents villages, sur des routes sinueuses dans un décor andin, qui nous mène au volcan Quilotoa, éteint depuis bien longtemps et qui cache aujourd’hui un lagon en son coeur.
En rentrant hier de notre sortie à Cotopaxi, nous avons discuté avec le chauffeur de taxi (oui, mon espagnol s’améliore et j’arrive maintenant à faire de vraies phrases !), qui nous a proposé de faire la boucle de Quilotoa, en nous attendant à chaque arrêt le temps désiré, pour 70$ (après une ardue négociation). Sachant que les tours organisés nous auraient couté 90$ minimum et qu’en bus il nous aurait fallu espérer ne pas nous perdre (voir article précédent au parc de Cotopaxi), nous avons décidé d’accepter.
Nelson nous attendait donc ce matin à 9h pour le départ, avec comme première destination le grand marché de Zumbahua. Sur la route, et malgré la conduite sportive de notre chauffeur du jour, nous avons pu apprécié le paysage pendant l’heure et demi de trajet.

Une fois sur le marché, nous découvrons le vrai, l’atypique Equateur, celui que l’on voit dans les reportages sur les contrées reculées. Camionnettes pleines de personnes à l’arrière (voir accroché à l’arrière EN DEHORS de la camionnette), des poulets à moitié morts accrochés à des cages en plastique, beaucoup de fruits et légumes à même le sol, des « restaurants » en plein air aux odeurs douteuses (il n’était que 10h30 !) et beaucoup d’enfants vendant des produits. Nous ne parlerons même pas de l’espèce de salle d’abattoir sur la place du marché. En bref, dépaysement total, mais aucun poulet acheté pour nous.


La route se poursuivit vers le volcan, montant et descendant les collines (ploc ploc les oreilles) jusqu’à enfin arriver à destination. Les photos parlent d’elles mêmes, nous sommes stupéfaits par le panorama qu’offre ce lagon. Nous profitons en plus d’un temps clair qui donne à l’eau des couleurs du turquoise au bleu foncé.



Commence alors la descente vers l’eau, en pente raide et sablonneuse (les cuisses de Séverine s’en souviennent), heureusement tout de même que nous étions équipés de bonnes chaussures, car beaucoup d’autres marcheurs se sont retrouvés sur les fesses sous nos yeux.
Arrivés en bas, nous avons pu nous rendre compte de l’immensité du lieu, les distances étant difficilement appréciables dans de telles proportions.


Après quelques photos et un petit moment de repos, il nous faut remonter mais, à la mémoire de la descente, nous commençons à regretter d’être descendu si bas. Heureusement, des chevaux / ânes / équidés quelconques étaient là pour nous. C’est donc sur nos montures que nous sommes tranquillement remontés.
Nous sommes ensuite retournés à Latacunga avec Nelson, en faisant un stop par un canyon vertigineux. Peu rassuré pour ma part, nous nous sommes quand même approché pour faire une photo.

Pour le repas du soir, nous avons testé la spécialité de la ville, les Chugchucaras, une assiette à base de porc frit, de pommes de terres frites, de maïs frit, de gras de porc frit, de bananes plantains frites, etc … Pour résumer, ce fut gras et lourd, et pas vraiment satisfaisant. C’est le premier plat typique qui ne nous fait pas vibrer, l’important étant d’avoir gouté.

Le soir venu, nous sommes allés à la fête bi annuelle de Latacunga, la fiesta de la Mama Negra, un moment populaire et attendu par tous, auquel nous avons pu participer un petit moment, l’altitude et les changements de hauteur nous ayant quelque peu affaiblis.


Une journée encore bien remplie donc, il est maintenant temps d’aller nous coucher pour être en forme pour notre prochaine destination : Baños.
Baptiste.






















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