Sydney : L'arrivée catastrophe
- 13 janv. 2015
- 3 min de lecture
Après notre journée passée à prendre l'avion, attendre, reprendre l'avion, rouler, nous arrivons enfin, fatigués mais impatients, à Sydney.

Afin de ne pas avoir à chercher de logement une fois sur place, nous avions il y a près de deux mois, réservé une chambre dans un appartement où cuisine, salon et toit était partagés entre les locataires. La localisation semblait parfaite : au bord de la plage de Bondi Beach.
Nous nous rendons donc d'abord au siège de l'entreprise gérant notre chambre pour payer la caution (1000 $) et récupérer les clés, avant de nous diriger, enfin, vers notre logement réservé pour 2 mois.
La porte extérieur est petite et ne paie pas de mine, mais ne jugeons pas un cadeau sur son emballage et entrons.
L'entrée n'améliore pas le niveau, moquette dans un salle état au sol, odeur prononcée de nouilles chinoises et de renfermé, nous montons les marches.

Nous arrivons devant les frigos partagés, un mot nous informe qu'il y a des vols de nourriture parmi les locataires, peut être est ce le cafard que nous voyons détaller qui s'est servi ?

Nous continuons vers la chambre, si on peut appeler ça ainsi. Deux lits simples collés rentrent difficilement, la peinture du mur tombe au sol, l'eau s'infiltre partout jusque dans la moquette toujours présente au sol, et le lavabo ... habrite sûrement plus de locataire que l'ensemble de l'immeuble.


Montons maintenant sur le toit, attrait principal du lieu avec vue sur la mer. Encore faudrait-il pouvoir (ou vouloir) passer du temps sur les canapés déchirés et défoncés.


Pour terminer le massacre, nous croisons un groupe de pompiers nous encourageant à ne pas rester dans l'immeuble, apparement dangereux.
Il est maintenant trop tard pour retourner au siège fermé à cette heure, notre contrat dure deux mois sans possibilité de le rompre sans trouver un locataire de remplacement (la bonne blague), et nous avons dépensé 1450$ dans ce taudis (caution plus une semaine).
Nous passons donc la nuit là, espérant pouvoir trouver une solution et fuir au plus vite.
Le lendemain matin, à la première heure, nous retournons au siège pour nous plaindre et récupérer notre argent. Notre interlocuteur français nous informe qu'il ne peut rien faire à son niveau et qu'une plainte écrite est nécessaire, en anglais évidemment. Manque de chance pour lui, nous ne lâchons pas l'affaire et écrivons le mail sur le champ, avec moults détails sur tout ce que nous avons vu.
Résultat, quelques minutes après, nous récupérons tout notre argent, ainsi qu'un document attestant de la rupture du contrat sans frais. Le mail en anglais étant probablement un test pour vérifier notre niveau, et évaluer l'impact que nous aurions pu avoir en informant le bureau du droit du consommateur australien de notre situation.
Nous ressortons donc dans les rues de Sydney, SDF mais heureux !
Après avoir créé un compte en banque australien, pris un abonnement téléphonique et réservé deux nuits en auberge, nous nous mettons à la recherche d'un nouveau logement dans l'après midi. Trois rendez vous sont pris pour le lendemain.
Après un premier appartement visité, trop cher et en collocation avec une végétalienne qui ne voulait pas que l'on utilise ses poeles pour cuisiner de la viande, nous nous rendons chez Angela, une dame de 70 ans habitant à Bondi Junction.
Ce qu'elle propose est un espace privé avec canapé-lit, kitchenette, salle de bain et terrasse, dans un espace accollé à sa propre maison. L'endroit n'est pas bien grand, mais vraiment accueillant, et on s'y sent bien tout de suite.



La propriétaire nous a, je pense, apprécié, puisqu'elle a insisté pour que l'on reste, allant jusqu'à baisser son prix et en ne nous demandant pas de caution.
Nous avons donc tout de suite accepté, car en plus de nous convenir, ce petit studio est à 30min à pieds ou 5min en bus de la plage, 2min à pieds d'un grand centre commercial, grandes surfaces, rues marchandes et restaurants, et à 10min en metro du centre ville.
Nous avons emmenagé le soir même, Angela nous ayant acheté entretemps four, plaques chauffantes, bouilloir, et tout le nécessaire pour cuisiner et se sentir bien.

Nous sommes donc parfaitement installés, pour un prix inférieur à celui prévu. Toutes les démarches administratives sont faites, il ne nous reste plus maintenant qu'à explorer la ville et à trouver un travail !
Baptiste.






















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