Yogyakarta
- 11 sept. 2015
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Après un vol court de deux heures, nous arrivons en Indonésie dans la ville de Yogyakarta (prononcée "Djodjakarta"). A peine sortie de l'aéroport, un agent nous indique une file (spécialement pour les blancs) car nous avons un visa a payer. Nous pensions celui-ci gratuit mais apparemment il faut passer par certains aéroports en particulier. Et bien sur Yogyakarta n'en fait pas parti. Bref, le premier moment embêtant passé nous sortons prendre un bus pour la ville. Nous sommes alpagués par les taxis qui ne veulent pas nous indiquer l'arrêt de bus. Avec un peu de persévérance nous finirons pas le trouver, caché des touristes. Nous y voilà, nous sommes en Indonésie !

Le lendemain matin, nous visiterons le temple Kraton, qui est la résidence du sultan actuel et de son epouse. Le temple est incroyablement beau et grand. Il s'étend sur 1 km2 et nous n'avons accès qu'a une infime partie de celui ci. Nous sommes subjuges par les décorations, temples et salles.




Nous y avons aussi vu le temple thermal dans lesquels les anciens sultans venaient y passer du bon temps avec leurs femmes et concubines. Le sultan avait une pièce en hauteur stratégique d'ou il pouvait regarder les femmes se baigner. Pour en choisir une avec laquelle il passera une nuit d'amour, il est dit qu'il lançait une fleur de jasmin, et celle qui la récupérait était la gagnante.




En nous baladant dans le marché nous rencontrons un Indonésien très agréable qui nous indique un endroit où manger. Il nous recommandera de visiter l'art center, mais nous dit de nous dépêcher car il ferme une heure plus tard. Nous ne souhaitons pas y aller et poursuivons notre chemin. Nous rencontrons alors un autre indonésien qui nous parle Français, apparemment il travaillerait a l'office du tourisme. Il nous conseille de visiter l'art center, situé a deux pas d'ici et fermant très bientôt. Un peu naïvement mais imaginant un musée, il nous accompagne devant ce qui s'avère être un magasin vendant du batik, une toile faite à la main. Ils prétendent ne vendre que du "vrai" qui ne déteindra pas au lavage. La fabrication se fait avec un petit embout, par petits points avec de la cire chauffée. Une fois terminé ils font bouillir le tissus et recommence ce processus 3 fois de suite. Bref, autant dire qu'on s'est senti bête, maintenant nous serons plus méfiant de la gentillesse des gens ! A croire que c'est propre aux pays très touristique car nous n'avons pas connu cela en Malaisie. D'ailleurs les gens nous sollicitent beaucoup plus, ce qui peut être agaçant au bout de la 50eme personne. Pour autant, cela est compréhensible, en rencontrant un jeune indonésien avec qui nous avons sympathisé, nous avons appris qu'en cumulant 3 emplois il gagnait ce que l'on a dépensé en une semaine. Le touris(t)(m)e est donc bénéfique voir indispensable. Nous devons simplement nous y faire ! Autre point à savoir, il n'est pas du tout bien vu de découvrir ses jambes. En Malaisie il n'y avait aucun problème a porter un short. J'ai donc voulu essayer et voir si cela était possible ici. Quelle mauvaise idée ! Les regards choqués m'ont fait bien vite regretter ce choix et je ne m'y aventurerai plus. Ce n'est pas mon objectif de choquer ou déranger. D'ailleurs même sans cela, on nous fixe car nous sommes différents (renforcé par la blondeur de nos cheveux). Il arrive d'ailleurs qu'on nous prenne en photo discrètement (enfin, pas si discret que ca..).

De manière plus globale la ville de Yogyakarta est interessante mais très peuplée. Nous avons hâte d'en visiter les coins plus reculés dans la nature et les temples.


Lord de notre deuxième jour, après notre visite de Borobudur, nous nous offrirons un massage javanais d'une heure, le message le plus tonique d'Asie du Sud Est. Les masseuses font pressions sur les nerfs et muscles afin de dénouer les tensions. Le massage fut donc assez douloureux mais nous nous sommes rapidement senti légers et exténués, à peine sortis du salon. Prix de l'heure de massage : environ 4€ ! Séverine.






















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