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Trek Kalaw - Lac Inle

  • 11 oct. 2015
  • 3 min de lecture

Notre première matinée sous une pluie torrentielle nous fait longuement hésiter : allons nous faire le trek de 3 jours en direction du lac Inle ou allons nous prendre un bus ?


Ayant très envie de le faire lorsque nous avions prévu l'itinéraire, le voila remis en question. Nous allons tout de même nous renseigner et le descriptif semble vraiment intéressant. Nous avons la journée pour nous décider mais nous penchons pour le faire sur 3 jours.


Nous irons ensuite au marché de Kalaw, nous avons été chanceux car c'était le jour où toutes les ethnies vivant dans les villages alentours viennent vendre ou acheter des produits. Autant dire que le marché était grand et impressionnant. Les étals bien souvent à même le sol, les fortes odeurs, les mouches et le monde bouscule tous nos sens. C'est incroyable de se perdre dans ces allées, nous essayons de distinguer les ethnies, de repérer les costumes puis nous finirons par y manger la "pizza de Birmanie" une pâte fine et croustillante avec des œufs, pois chiche, herbes. Un régal !


Nous repartons nous reposer dans notre hôtel, la pluie reprenant de plus belle nous refait hésiter sur notre décision. Finalement, on coupe la poire en deux et on décide de ne faire que 2 jours de trek.


De bon matin, nous rencontrons les 4 autres personnes du groupe, 2 anglais et 2 français : Alain et Valérie.


Nous commençons la randonnée, le temps est grisâtre mais il ne pleut pas ! Nous pouvons admirer les plaines verdoyantes, les énormes vaches et bœufs et les multiples plantations (piment, tomate, choux, salade, gingembre et bien d'autres encore). Nous avons vraiment l'impression d'être des décennies plus tôt, les techniques utilisées sont celles que je voyais en cours d'histoire, notamment l'utilisation du buffle pour labourer le champ ou de la faux pour couper les branches.


Nous ferons un premier arrêt dans un village Pa'O qui est l'ethnie de la région. Ils portent un ensemble noir ainsi qu'un turban qui, selon sa couleur, indique le statut marital : rouge lorsque l'on est célibataire et orange pour les mariées. Nous n'avons pas vu d'hommes, apparemment dans les champs. Une femme Pa'O nous fait une démonstration du tissage mais nous sommes plus intéressés par la vie locale, Baptiste demande à visiter une maison. Nous irons donc chez une femme avec ses 5 enfants en train de préparer des cacahuètes grillées. J'essaye de lui demander son prénom ce qui la fait beaucoup rire. Elle semble m'apprécier et essaye de communiquer avec les signes, mais je ne comprenais rien, autant dire que c'était rigolo ! Elle voulait que je mange, en voyant mon téléphone elle était en fascination devant les videos. Ses enfants et elle étaient amusés de se voir à l'écran.

Nous repartons et c'est le moment où la pluie débute, et je pense qu'elle n'aura pas cessé jusqu'à notre arrivée au lac Inle. Autant dire que le trajet n'aura pas été un plaisir car il nous fallait faire attention où mettre les pieds, qui eux étaient remplis de boue. Heureusement, nous avons beaucoup ris avec Valerie et Alain, ce qui nous a permis d'égayer cette météo.

Le soir même, après une bière bien méritée, un bon repas copieux, nous nous couchons quasiment à même le sol, tous dans la même pièce sous le bruit de la pluie.

Après une courte nuit et pas des plus agréable, il nous faut renfiler nos vêtements mouillés et partir pour 5 heures de marche. Pour être honnête, cela n'a pas été le moment le plus sympathique du voyage, le terrain était glissant et plutôt dangereux, mais les multiples glissades nous ont valu de nombreux fous rires. Finalement, nous arriverons en fin d'après midi vers le lac Inle pour prendre un bateau. En arrivant nous voyons une grande barque, celle qui va nous emmener dans la ville au bord du lac. La pluie s'est un peu arrêtée et nous pouvons admirer les bâtisses en bambou sur pilotis, certaines sembles assez riches et d'autres tiennent par l'opération du Saint Esprit !


Nous y voyons nos premiers pêcheurs pagayer avec leur jambe et utiliser un filet, c'est tout simplement impressionnant. C'est un vrai plaisir de pouvoir se rendre compte qu'ils vivent réellement sur ce lac de 22km.


Nous allons ensuite, couverts de boue, à notre auberge où nous irons manger une pizza et des pâtes (pas très local mais tellement bon !) et irons sombrer pour seulement quelques heures car nous devons nous lever à 5 heures le lendemain pour une journée un peu particulière..


Séverine.

 
 
 

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